Mesurer d’abord
Ce qu’il faut mesurer avant d’acheter quoi que ce soit
La plupart des achats électriques se font sur une estimation qui se révèle fausse d’un facteur deux. Ces cinq instruments remplacent l’estimation par une lecture, et à eux tous ils coûtent moins cher que l’erreur.
Par Jean-Benoit Buisson
L’estimation qui est toujours fausse
Combien consomme le réfrigérateur. Combien tire le fourgon quand tout est éteint. Combien le solaire a réellement produit aujourd’hui.
Chacune de ces questions reçoit une supposition pour réponse, et cette supposition dimensionne une batterie, un panneau ou un onduleur. Une lecture coûte moins cher que le second achat.
1. Le wattmètre de prise
Commencez ici. Aucune pose, aucun risque, et il répond directement à la question de l’appareil.
La valeur qui sépare un appareil utile d’un appareil inutile est le bas de sa plage. La consommation de veille se situe entre un tiers de watt et quelques watts, et un wattmètre dont le plancher est à un watt en rapporte l’essentiel comme un zéro.
Résolution et exactitude sont deux choses différentes, et une bonne annonce publie les deux.
2. La pince ampèremétrique continu
Pour tout ce que le wattmètre de prise ne peut pas atteindre : une alimentation de batterie, une chaîne solaire, une consommation parasite.
Autour d’un conducteur plutôt qu’en série, si bien que rien n’est débranché. Les trois valeurs qui comptent sont la plage en continu, l’ouverture des mâchoires — un câble de batterie muni d’une cosse est plus épais qu’il n’en a l’air — et l’existence d’une fonction zéro.
Pas une seule pince de ce catalogue ne publie de catégorie de mesure, c’est-à-dire la mention qui dit sur quels circuits un instrument a le droit d’aller.
3. Le compteur sur rail DIN
Pour un circuit plutôt qu’un appareil. Une pompe à chaleur, un atelier, une borne, une injection solaire.
Si la lecture doit partager une facture, c’est la certification MID qui lui donne sa valeur. Si elle ne doit que vous renseigner, cela n’a aucune importance, et le compteur moins cher mesure tout aussi bien.
Une sortie à impulsions avec une cadence publiée est ce qui fait entrer la lecture dans un logiciel.
4. Le wattmètre USB
Petit, bon marché, et il tranche les débats sur les chargeurs, les câbles et les batteries externes.
Quatre valeurs à la fois — volts, ampères, temps écoulé, capacité accumulée — c’est ce qui rend une charge lisible pendant qu’elle a lieu. Vider une batterie externe à travers un tel appareil donne une valeur réelle à opposer au nombre imprimé sur le boîtier.
5. Le contrôleur de batterie
Un shunt sur la liaison négative, qui compte les ampères-heures entrés et sortis.
C’est la seule mesure honnête d’un état de charge. Sur le lithium en particulier, la tension est presque plate de 20 % à 90 % et un voltmètre ne vous apprend presque rien.
Posez-le une fois, et tous les autres nombres de l’installation deviennent vérifiables.
L’ordre dans lequel on les achète
Le premier et le quatrième sur un coup de tête. Le deuxième quand quelque chose ne va pas. Le troisième et le cinquième quand l’installation est assez grosse pour poser des questions qui durent plus d’un après-midi.