Les wattheures sont de l’énergie stockée : le nombre de watts qu’une batterie pourrait délivrer pendant une heure. Une charge qui tire 100 W pendant trois heures consomme 300 Wh. C’est la seule mesure de capacité qui compare directement deux batteries de tensions différentes.
La capacité est l’endroit où les fiches techniques de ce rayon divergent le plus, parce que la même batterie peut se décrire dans trois unités différentes.
L’énergie face à la puissance
Un watt est un débit — la vitesse à laquelle l’énergie est consommée à l’instant présent. Un wattheure est une quantité — ce qu’il y a à consommer. Une bouilloire et un chargeur de téléphone tirent tous deux de la puissance ; seule la bouilloire vide vite la batterie, parce que son débit est énorme.
Toute question d’autonomie est la même division : les wattheures disponibles, divisés par les watts tirés, donnent des heures.
Pourquoi les ampères-heures trompent d’une tension à l’autre
Les ampères-heures comptent de la charge, pas de l’énergie : ils ne comparent donc qu’entre batteries de même tension. Un ampère-heure en 12 V et un ampère-heure en 24 V ne sont pas la même quantité d’énergie, et un tableau qui les mélange ne compare rien. Multiplier les ampères-heures par la tension nominale donne des wattheures, et les wattheures se comparent librement.
Nominale et utile
Le chiffre du carton est nominal. Ce qui en sort est moindre, pour deux raisons qui s’ajoutent : la chimie n’est pas déchargée jusqu’à zéro, et convertir du continu stocké en alternatif de type secteur coûte quelque chose en chemin. Les fabricants qui publient une capacité utile à côté de la nominale facilitent la comparaison, et ce site rapporte les deux là où les deux existent.
Ce que le nombre ne dit jamais
Les wattheures ne disent rien de l’âge, de la température, ni du nombre de cycles qu’il reste au pack. Une batterie froide délivre moins que la même batterie chaude, et une batterie en fin de vie en cycles délivre moins qu’à l’état neuf — c’est pourquoi le nombre de cycles porte toujours un pourcentage attaché.
Là où cette page et la documentation du fabricant divergent, c’est la documentation qu’il faut suivre. Chaque capacité, puissance, fenêtre d’entrée, limite de courant, nombre de cycles et seuil de température de cette page vient des chiffres publiés par le fabricant, dans l’unité telle qu’imprimée et avec la source nommée. Rien n’y est mesuré, et aucun chiffre n’est converti dans une autre convention, parce qu’un nombre converti est un autre nombre. Et la distinction que cette page tient : une capacité nominale n’est pas l’énergie qui arrive à une prise. Une réserve que la chimie ne rend jamais, et le coût de la conversion du courant continu stocké en une sortie de type secteur, se tiennent tous deux entre les deux. Là où un fabricant publie une capacité utile, cette page la rapporte à côté de la nominale ; là où seule la nominale existe, elle le dit plutôt que de la convertir.
Ce qu’on demande avant de commander
Comment convertir des milliampères-heures en wattheures ?
Multipliez les ampères-heures par la tension des cellules. Une batterie vendue en milliampères-heures les compte presque toujours à la tension des cellules et non à la tension qu’elle délivre, et c’est pourquoi les deux chiffres paraissent si différents.
Un plus gros nombre de wattheures est-il toujours mieux ?
Pour l’autonomie, oui. Pour l’utilité, non : l’énergie ne dit rien de la puissance que la batterie peut délivrer d’un coup, qui est fixée par l’onduleur ou par la limite de décharge.
Dernière relecture 16 septembre 2026